
CONSEILS POUR BIEN UTILISER VOTRE CHAUFFAGE AU BOIS
Bien utiliser un poêle, un insert ou une cheminée permet d’améliorer le confort, de limiter l’encrassement de l’installation, de réduire les émissions polluantes et de prévenir certains risques. Cette page rassemble les principaux conseils d’utilisation et de sécurité communiqués par FLAMOPTIM à la suite de ses interventions de ramonage et d’entretien.
1. Bien utiliser son chauffage au bois
Utilisez un combustible adapté et suffisamment sec
Pour les appareils à bûches, privilégiez un bois naturel correctement séché présentant un taux d’humidité inférieur à 23 %. Pour les appareils à granulés, utilisez un combustible adapté au chauffage domestique et conforme aux prescriptions du fabricant. Ne brûlez jamais de bois peint, traité ou verni, de panneaux agglomérés, de meubles ou de déchets.
Bien stocker son bois et ses granulés
Le bois doit être conservé à l’abri de la pluie, dans un endroit suffisamment ventilé et sans contact direct avec le sol. Une bâche peut protéger le dessus du stockage, mais elle ne doit pas enfermer complètement le bois. Les granulés doivent être conservés au sec et protégés de toute reprise d’humidité.
Pour les bûches, privilégiez l’allumage par le haut
Pour les appareils compatibles avec cette méthode, placez les grosses bûches en dessous, les éléments plus petits au-dessus, puis le petit bois et l’allume-feu. L’allumage par le haut favorise une montée en température progressive et de meilleures conditions de combustion.
Évitez les feux couvants
Lors de l’allumage et du rechargement, les entrées d’air doivent être suffisamment ouvertes. Une fois le feu bien établi, elles peuvent être réduites conformément aux indications du fabricant, mais il faut éviter d’étouffer volontairement la combustion pour faire durer les bûches. Une combustion trop lente favorise fumées, suies, goudrons et encrassement.
Respectez la charge prévue par le fabricant
Un foyer rempli au maximum n’est pas nécessairement un foyer qui chauffe mieux. Respectez la quantité de combustible, la longueur des bûches et les conditions de fonctionnement prévues par le fabricant.
Surveillez les signes d’une mauvaise combustion
Une vitre qui noircit très rapidement, des fumées importantes, une combustion très lente, des dépôts importants, des difficultés répétées d’allumage ou une consommation inhabituelle doivent attirer votre attention. Sur un poêle à granulés, une accumulation anormale d’imbrûlés, du mâchefer, une flamme inhabituelle ou des alarmes répétées peuvent également justifier un contrôle.
Cas particulier des poêles à granulés
Les poêles à granulés régulent automatiquement une grande partie de leur combustion. Évitez de modifier sans connaissance technique les paramètres réservés au professionnel concernant notamment l’alimentation en granulés ou l’extraction des fumées. En cas de modification importante du fonctionnement ou d’alarmes répétées, faites rechercher la cause.
2. Utiliser son chauffage en sécurité
Ne condamnez jamais une arrivée d’air
La combustion nécessite un apport d’air suffisant. Une arrivée d’air ne doit pas être bouchée simplement parce qu’elle provoque une sensation de courant d’air. Une hotte de cuisine, une VMC ou un autre équipement d’extraction peuvent également perturber certaines installations.
Monoxyde de carbone : soyez attentif aux symptômes
Le monoxyde de carbone est un gaz toxique, incolore et inodore pouvant être produit lors d’une mauvaise combustion. Des maux de tête, vertiges, nausées, fatigue inhabituelle ou malaises touchant notamment plusieurs occupants simultanément doivent attirer l’attention. En cas de suspicion, aérez, arrêtez les appareils si cela peut être fait sans danger, évacuez les locaux et contactez les services de secours.
Un refoulement de fumée récurrent n’est pas normal
Une petite quantité de fumée peut parfois sortir momentanément du foyer lors d’une ouverture trop rapide. En revanche, un appareil qui refoule régulièrement dans le logement doit faire l’objet d’un contrôle. Le problème peut notamment être lié à l’air disponible, au tirage, au conduit, au combustible ou au fonctionnement de l’appareil.
Que faire après un feu de cheminée ?
Un feu de cheminée peut provoquer une forte élévation de température dans le conduit et endommager l’installation. En cas d’incendie, mettez les occupants en sécurité et contactez les services de secours. Après un feu de cheminée, ne remettez pas automatiquement l’appareil en fonctionnement : l’installation doit être examinée par une personne professionnellement qualifiée avant sa remise en service.
Ne neutralisez jamais une sécurité
Une sécurité qui se déclenche régulièrement indique qu’un appareil ou une condition de fonctionnement doit être contrôlé. Ne contournez jamais un dispositif de sécurité pour maintenir artificiellement l’appareil en fonctionnement.
3. Améliorer les performances de son chauffage
Plus puissant ne signifie pas meilleur
La puissance de l’appareil doit correspondre aux besoins réels du logement. Un appareil trop puissant est souvent utilisé à faible allure pour éviter de surchauffer la pièce, ce qui peut favoriser une mauvaise combustion et davantage d’encrassement. Il n’existe pas de règle universelle du type « 1 kW pour 10 m² » valable pour tous les logements.
Une rénovation peut modifier les besoins du logement
Après des travaux d’isolation, les besoins de chauffage peuvent diminuer fortement. Un appareil correctement dimensionné avant rénovation peut alors devenir trop puissant.
Le conduit influence aussi les performances
L’appareil et son conduit fonctionnent ensemble. Un appareil performant raccordé à un système d’évacuation mal adapté peut rencontrer des problèmes de tirage, de combustion ou de consommation. Lors d’une installation ou d’un remplacement, l’ensemble doit être étudié : appareil, raccordement, conduit de fumée et arrivée d’air.
Une consommation qui augmente mérite d’être expliquée
Il n’existe pas une consommation « normale » valable pour tous les logements. En revanche, une hausse importante par rapport aux saisons précédentes peut être liée au combustible, à son humidité, aux habitudes de chauffage, au réglage, à l’encrassement ou à un dysfonctionnement.
Faut-il remplacer un ancien appareil ?
L’âge seul ne justifie pas nécessairement un remplacement. Il peut toutefois être pertinent d’étudier cette possibilité lorsqu’un appareil présente de faibles performances, une mauvaise combustion récurrente, des pannes répétées, un fort surdimensionnement ou lorsqu’il n’est plus adapté aux besoins du logement.
RAMONAGE : QUELLE FRÉQUENCE ?
Le ramonage des conduits de fumée et des tuyaux de raccordement est effectué au moins tous les douze mois, sous réserve de règles locales plus exigeantes. Lorsque la consommation annuelle dépasse 6 mètres cubes apparents de bois bûche ou 2,5 tonnes de granulés, il est recommandé de réaliser deux ramonages par an, dont un pendant la période de chauffe.
En l’absence totale d’utilisation pendant au moins douze mois, aucun ramonage n’est requis pendant cette période pour une installation individuelle, mais un ramonage doit être effectué avant toute nouvelle utilisation.
RÉGLEMENTATION LOCALE
Certaines communes ou certains territoires peuvent être soumis à des dispositions particulières concernant le chauffage au bois, notamment dans le cadre de la qualité de l’air. Ces règles peuvent évoluer et dépendre de la commune et du type d’appareil. En cas de doute, référez-vous aux informations préfectorales et locales en vigueur ou demandez conseil à FLAMOPTIM.
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